Lise Deharme ne fut pas une femme facile. André Breton s’est consumé d’amour pour elle. Louis Aragon, Jean Cocteau, Antonin Artaud, Paul Eluard, Robert Desnos, l’adorèrent, suspendus à son jugement lapidaire. Lise Deharme, née en 1898, régna sur les cœurs des artistes avec l’aplomb d’une duchesse médiévale. Mécène de Giacometti et de Man Ray, elle organisa dans son salon des réunions mémorables, sous l’œil amusé de ses copines Marie-Laure de Noailles et Louise de Vilmorin. Elle se maria une première fois avec l’héritier des magasins Old England, homosexuel, qui se suicida. Elle connut l’immense amour avec Paul Deharme, qui mourut jeune. Epousa alors son meilleur ami, Jacques, pathétiquement dévoué. Lise était donc entourée, mais toujours seule. Car Lise cachait des peurs, des fêlures et des manques. Jamais remise d’avoir été haïe par sa mère, détestant son milieu fortuné sans en renier les bonnes manières, elle préféra toujours la compagnie des fantômes à celle des humains. L’obscurité, le surnaturel et les peurs, lui parlèrent beaucoup plus que les convenances de salon. Ses textes, d’une magnifique étrangeté, sont tombés dans l’oubli. Pourtant, ils révèlent ce qui a pu rendre fous les surréalistes : l’ésotérisme, mais aussi le goût pour la souillure, la sauvagerie, l’absurde, les caprices insensés. Lise Deharme ne s’endormait jamais sans avoir disposé, sur son lit, des petits tas de livres. Elle mit un point d’honneur à mentir, tout le temps, sur tous les sujets. Elle finit seule et ruinée, trop différente, trop inquiétante pour que la postérité ne garde sa trace. A moins qu’un livre ne vienne, enfin, la mettre en lumière.
6 AVENUE GEORGE V"Nous sommes le 23 février 2024 et je reviens chez moi. Ce n'est pas une maison, pas même un appartement, mais un studio de danse - un parquet nu, des barres, un piano, des miroirs - où ma mère a toujours dansé. C'est là que je l'accompagnais, enfant. Là aussi que j'ai vécu, à dix-sept ans, deux années merveilleuses, jusqu'à sa mort. Je retourne dans ce lieu étrange la veille de mes cinquante ans, alors que ma vie chancelle. Je vais la retrouver, elle ou son fantôme, son bonheur de vivre, son goût pour la beauté, l'amour et la liberté. Tout ce qu'elle m'a transmis et qui m'aidera peut-être à répondre à ces questions qui me pressent." Thomas B. Reverdy signe un récit intime et autobiographique sur le retour, toujours possible, de l'amour dans nos vies.1,080/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501161115001
SEUL L'ESPOIR APAISE LA DOULEURMai 2006. Pour l'INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, face caméra, Simone Veil déroule le film de sa vie. Le soleil de Nice, une famille unie, républicaine et laïque, l'insouciance, la guerre, l'Occupation... Et, le 13 avril 1944, le convoi 71 à destination d'Auschwitz avec sa mère et sa soeur. C'est la première fois que, avec une grande liberté, Simone Veil raconte le froid, la faim, les humiliations, les camarades, le rapport entre les hommes et les femmes, ses dix-huit mois dans les camps, mais aussi le retour, les nouvelles humiliations, son engagement pour la mémoire. Seul l'espoir que la Shoah ne sera pas oubliée apaise la douleur. Un témoignage pour l'histoire, un récit bouleversant.420/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501002015720
MA VIE SANS GRAVITEComment devient-on le plus jeune Français à partir vers la Station spatiale ? Comment passer de sa Normandie natale aux pas de tir de Baïkonour et de Cap Canaveral ? Pour la première fois, Thomas Pesquet se raconte sans détour, dans un récit très personnel aussi drôle que surprenant. Il nous entraîne des coulisses de l'école des astronautes jusqu'au frisson du décollage, partage le quotidien de ses 396 jours à bord de l'ISS et l'émerveillement de découvrir, flottant dans le vide intersidéral, notre planète si fragile. Une autobiographie aux allures de roman d'aventures, dont le héros est devenu l'une des personnalités préférées des Français. Signaler un550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501002015710