Coordination des productions viscérales (triple réchauffeur) et distribution des phases nourricière (rong) et défensive (wei) de l'énergie selon les douze méridiens, les six niveaux énergétiques et les rythmes d'alternance veille-sommeil Y aurait-il une représentation dynamique et fonctionnelle de l'être humain vivant dans son corps qui ne soit pas inévitablement et nécessairement limitée à ses reliefs, à ses contours visibles, ou encore à l'inventaire d'objets que permet la leçon d'anatomie ou l'observation de la cellule ? Les jeux de drapés de la statuaire grecque, tout autant que les mouvements de soie floue qui accompagnent l'élan des danseuses TANG, ne nous indiquent-ils pas autre chose que la docilité d'un vêtement ? Quel est le lien entre les méridiens d'Acupuncture répartis sous la peau, souvent popularisés sur un mode un peu magique (parce qu'inexplicite) par la presse, et les lieux de production de leurs Energies (Triple Réchauffeur), impliquant les centres vitaux de la profondeur du corps ? Dans un paysage vénéré, une montagne sacrée, des poèmes calligraphiés sont gravés dans la roche, au tournant d'un chemin, ou proches d'un lieu de contemplation, présences matérialisées et agissantes témoignant d'une relation essentielle, dont l'instant créateur se perpétue, élan de retour du symbole vers la réalité qui l'a suscité. Il y a quelque chose de cela dans le langage décrivant les Energies, nourricière (RONG) et défensive (NVEI), les douze méridiens et leur six niveaux stratégiques. Cela provient d'une transformation intérieure à laquelle nous pouvons seulement assister, cela se propage sur la peau, nous ajuste, nous nourrit, nous protège. Sensation, perception et représentation nous amènent à en tracer les trajectoires et les méandres, à en écrire l'itinéraire, à en décrire les rapports comme on composerait un poème "efficace", calligraphié, non sur une montagne, mais au plus près de soi, de sa propre vie... Ces gardiens de notre peau sont les témoins de notre relation à nous mêmes et au monde, ils sont tissage silencieux à chaque instant recommencé, ils sont musique...
HYBRIDES - TRANSPLANTER DES ORGANES DE L'ANIMAL A L'HUMAINLa xénogreffe peut-elle vraiment constituer une solution face à la pénurie du don d'organes ? Est-il éthiquement possible de considérer les animaux comme un réservoir infini d'organes pour l'espèce humaine ? Ces pratiques ne vont-elles pas durablement brouiller les frontières entre espèces ? 1910, Paris : greffe de testicules de grands singes sur des hommes pour revitaliser la société. 1963, Louisiane : transplantation d'un rein de chimpanzé chez un patient afro-américain faute de dialyse possible. 1984, Californie : greffe d'un cœur de babouin chez un nouveau-né de 10 jours souffrant d'une anomalie congénitale.
Dans ces trois cas, les expérimentations de xénogreffes se sont soldées par des échecs. Ce geste chirurgical et thérapeutique, non content d'apparaître bien souvent comme inefficace, soulève par ailleurs un certain nombre d'interrogations : peut-on sous prétexte de soigner, mélanger à ce point humains et animaux ? La xénogreffe peut-elle vraiment constituer une solution face à la pénurie d'organes humains ? Les animaux peuvent-ils être considérés comme des réservoirs d'organes ? Revenant sur la pratique des chirurgiens-expérimentateurs tout au long du XXe siècle, Catherine Rémy essaie ainsi de comprendre leurs motivations : cherchent-ils seulement à soigner, ou bien à régénérer voire à transformer l'espèce humaine ? Les échecs successifs, réactions et résistances que la xénogreffe a suscités expliquent pourquoi elle continue d'inquiéter aujourd'hui. À travers une double enquête – historique et ethnographique, au sein d'un laboratoire expérimental toujours actif – Catherine Rémy nous introduit à cette pratique, promise à un bel avenir, et à ses praticiens.1,380/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2410001993099
LE CARE AU COEUR DE LA PANDEMIELa pandémie de COVID-19 témoigne à vif comment, dans nos sociétés modernes, les liens sociaux ont été fragilisés en mettant à nu la vulnérabilité de tous, de chacun et chacune. Nous avons aussi découvert collectivement comment le care, entendu dans l’un de ses sens, celui du prendre soin, était au cœur de tous nos liens sociaux et qu’il tissait la trame de notre société. Tout à coup, certains travailleurs essentiels, qui étaient souvent des travailleuses essentielles, sont devenues visibles et, parfois, reconnues. De nombreuses personnes, en revanche, se sont retrouvées dans des situations d’extrême vulnérabilité. Certaines institutions essentielles se sont avérées fragiles ou dysfonctionnelles. Pour faire face à ces ébranlements sociaux profonds, les gouvernements occidentaux se sont souvent tournés vers un techno-solutionnisme numérique et ils ont fait usage d’une rhétorique guerrière se voulant mobilisatrice. Cet ouvrage explore les facettes de ces vulnérabilités individuelle, collective et institutionnelle qui se sont manifestées pendant la pandémie. Il met en évidence comment le care, qui ne se limite pas à sa dimension de prendre soin, est à la fois ce qui nous a permis de tenir ensemble, mais aussi ce à quoi nous tenons. Les textes réunis interrogent à partir de la théorie du care différents enjeux cruciaux de la pandémie, en particulier, la crise de la responsabilité et de la démocratie, l’invisibilité du travail des femmes et des immigrants et immigrantes, la gestion des risques et les solutions numériques, le prendre soin face à la mort, la résilience collective.
LE DERNIER SOUFFLE - ACCOMPAGNER LA FIN DE VIE"Au Docteur Grange,Le dernier HOMME que j'aurai rencontré dans ma vie.Je suis arrivé dans son hôpital déjà serein, mais peut-être encore troublé. Dès les premiers mots, il a su me rappeler les termes - ou plutôt le terme - de la condition humaine, avec assez de délicatesse pour que je retrouve immédiatement ma joie de vivre, si courte que l'on puisse en fixer l'échéance.Obtenir des malades qu'ils meurent joyeux parce que confiants n'est pas donné à tout le monde. Demandez-lui le secret, il le possède."Pierre Sanguinetti 750/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2312271890001