Longtemps confiné à l’image stéréotypée de « maître des charmes », Gabriel Fauré acquiert enfin sa vraie stature de musicien-clef à la charnière de deux siècles, du romantisme finissant – il aperçut Berlioz et présenta sa Ballade à Franz Liszt – au premier xxe siècle – il eut connaissance du Pierrot lunaire. La renommée de son œuvre, jusqu’ici restreinte au Requiem et à quelques pages de jeunesse a singulièrement progressé depuis quelques décennies, grâce aux nouvelles générations d’interprètes qui, sans idées préconçues, se sont passionnées pour elle, découvrant, en particulier, les chefs-d’œuvre de son dernier style, d’une si profonde originalité, d’une telle qualité d’invention qu’il en avait dérouté plus d’un ; les compositeurs d’aujourd’hui, eux-mêmes, y trouvant l’exemple d’un langage singulièrement libre des cadres formels et des règles tonales traditionnellement enseignées. Surtout, la renommée de Fauré a très largement franchi les frontières : concerts, disques, livres, articles, colloques se multiplient, de la Russie à la Corée, du Japon à la Pologne. Somme de trente années de recherche assidue, fondée sur les sources originales : lettres, témoignages et manuscrits, cette biographie critique situe le musicien dans son époque, évoquant sa création comme ses rencontres ou ses amitiés avec Verlaine, Flaubert, Proust, le peintre John Sargent, Saint-Saëns – son maître et ami –, Ravel – son élève –, Honegger qu’il distingua parmi ses pairs et une kyrielle d’interprètes parmi les plus illustres : Eugène Ysaÿe, Jacques Thibaud, Alfred Cortot, Edouard Risler, Claire Croiza, Charles Panzéra… Cette fresque se complète d’un catalogue exhaustif des œuvres, d’une bibliographie mise à jour et d’une iconographie pour partie inédite.
Après avoir été conservateur à la Bibliothèque nationale de France puis au musée d’Orsay – il y fut responsable des concerts et des expositions interdisciplinaires – Jean-Michel Nectoux est conseiller scientifique à l’Institut national d’histoire de l’art ; il consacre actuellement ses recherches aux relations entre musique, littérature et arts visuels au tournant du xxe siècle ; en témoigne son plus récent ouvrage : Nocturne en bleu et or. Debussy, la musique et les arts (Fayard).
6 AVENUE GEORGE V"Nous sommes le 23 février 2024 et je reviens chez moi. Ce n'est pas une maison, pas même un appartement, mais un studio de danse - un parquet nu, des barres, un piano, des miroirs - où ma mère a toujours dansé. C'est là que je l'accompagnais, enfant. Là aussi que j'ai vécu, à dix-sept ans, deux années merveilleuses, jusqu'à sa mort. Je retourne dans ce lieu étrange la veille de mes cinquante ans, alors que ma vie chancelle. Je vais la retrouver, elle ou son fantôme, son bonheur de vivre, son goût pour la beauté, l'amour et la liberté. Tout ce qu'elle m'a transmis et qui m'aidera peut-être à répondre à ces questions qui me pressent." Thomas B. Reverdy signe un récit intime et autobiographique sur le retour, toujours possible, de l'amour dans nos vies.1,080/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501161115001
SEUL L'ESPOIR APAISE LA DOULEURMai 2006. Pour l'INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, face caméra, Simone Veil déroule le film de sa vie. Le soleil de Nice, une famille unie, républicaine et laïque, l'insouciance, la guerre, l'Occupation... Et, le 13 avril 1944, le convoi 71 à destination d'Auschwitz avec sa mère et sa soeur. C'est la première fois que, avec une grande liberté, Simone Veil raconte le froid, la faim, les humiliations, les camarades, le rapport entre les hommes et les femmes, ses dix-huit mois dans les camps, mais aussi le retour, les nouvelles humiliations, son engagement pour la mémoire. Seul l'espoir que la Shoah ne sera pas oubliée apaise la douleur. Un témoignage pour l'histoire, un récit bouleversant.420/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501002015720
MA VIE SANS GRAVITEComment devient-on le plus jeune Français à partir vers la Station spatiale ? Comment passer de sa Normandie natale aux pas de tir de Baïkonour et de Cap Canaveral ? Pour la première fois, Thomas Pesquet se raconte sans détour, dans un récit très personnel aussi drôle que surprenant. Il nous entraîne des coulisses de l'école des astronautes jusqu'au frisson du décollage, partage le quotidien de ses 396 jours à bord de l'ISS et l'émerveillement de découvrir, flottant dans le vide intersidéral, notre planète si fragile. Une autobiographie aux allures de roman d'aventures, dont le héros est devenu l'une des personnalités préférées des Français. Signaler un550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501002015710