" Maman, dis-moi... dis-moi maman, pourquoi je suis moi ? ! " C'est une toute petite fille qui, un jour, au plein de l'angoisse, lance cette interrogation. La confrontation avec le vacillement identitaire, on l'imagine concerner plutôt le philosophe ou le poète. Mais l'enfant fait savoir que n'importe qui, à un moment ou un autre, dès lors qu'il a cessé d'être endormi à lui-même, peut découvrir dans un saisissement que les limites de son être lui deviennent incertaines ; cependant que la distinction d'avec l'autre a perdu de son évidence dite naturelle. Dans ses précédents livres, l'auteur s'est attaché à l'étude de la problématique identitaire, pour l'approfondir aujourd'hui. A la faveur de ce parcours sont présentés des domaines, des situations où le côtoiement des confins de l'identité ouvre un gouffre sous les pas du sujet. Ainsi, et de nouveau, il sera question des derniers instants de la vie et de ce qui s'y joue dans le paradoxe le plus extrême. A côté de quoi, par exemple, le cri d'Antonin Artaud intervient quand, à partir de rien, son langage cherche à situer les frontières de son être. Mais on ne saurait méconnaître que ces ébranlements dramatiques sont aussi une chance pour l'esprit qui, là, se découvre des capacités cachées au fond de lui et jusqu'alors inaccessibles.
Michel de M'Uzan a publié dans cette même collection De l'art à la mort (1977) et La bouche de l'inconscient (1994).
LA DEPRISEL'événement amoureux, lorsqu'il nous arrive, produit un bouleversement qui est déprise de soi. Mais se déprendre conduit parfois à ne plus savoir jusqu'où consentir à l'autre. Quels sont les ressorts intimes de l'obéissance qui s'instaure alors ? Interrogeant le rêve de fusion dans l'amour, cet essai déchiffre l'énigme de la servitude volontaire dans le champ de l'intime. Refuser le bouleversement de la rencontre est pourtant une autre servitude. Les grandes figures de libertins révoltés, de Dom Juan à Valmont, n'incarnent-elles pas des désobéissances illusoires, où la pulsion écrase le désir ? Instaurant un dialogue inédit entre Lacan et Camus autour des figures d'Antigone et de Sade, Clotilde Leguil dégage un nouvel art de la désobéissance, qui a pour finalité de ne pas céder sur son désir. Elle redonne ainsi au consentement son étoffe temporelle, pensant son devenir comme toujours marqué par l'histoire de chacun. Loin de se réduire à un contrat, le consentement est appelé à se métamorphoser afin que la puissance d'agir du sujet vienne à se réaliser.1,160/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271920001
COMMENTAIRE SUR LE MYSTERE DE LA FLEUR D'OR (ESPACES LIBRES - SPIRITUALITES VIVANTES)Le Commentaire de Carl G. Jung sur le traité taoïste du Mystère de la Fleur d'Or constitue dans son oeuvre une étape cruciale: il inaugure sa recherche, aujourd'hui devenue incontournable, sur les civilisations orientales, et annonce quelques-uns des grands thèmes privilégiés - comme «l'âme» ou la quête d'une «conscience totale» - à partir desquels va se structurer dorénavant la psychologie des profondeurs.
Ce commentaire est ici accompagné de dessins chinois anonymes du XIIIe siècle représentant les « quatre stades de la méditation » et de « mandalas européens » sélectionnés par Jung, ainsi que de certains textes - dont une remarquable préface au Yi King- qui jalonnèrent son exploration de la spiritualité chinoise traditionnelle.440/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2508061920002
De manière simple et accessible, Olivier Chambon et Marie-Odile Riffard ont rassemblé dans cet ouvrage 45 années d’études scientiques ainsi que de très nombreux témoignages sur la vie après la mort.
Expériences de mort imminente, sorties de corps, contact avec les défunts, vies antérieures… Ils dressent pour la première fois un tableau complet de ces expériences aux frontières de la mort et répondent de façon claire et pédagogique aux arguments de tous ceux qui doutent encore.
Pour les auteurs, il n’est plus possible de nier l’évidence : la conscience individuelle est indépendante du cerveau et survit à la mort de celui-ci. Rassurant et porteur d’espoir, ce texte passionnant, loin des fantômes et de l’ésotérisme, bousculera nos convictions et transformera notre vision de la mort, du monde et de la vie.
« Le matérialisme est obsolète, ce livre le démontre. Les auteurs nous invitent avec audace à réfléchir aux implications vertigineuses de cette révolution. » Stéphane Allix
Olivier Chambon est médecin, psychiatre-psychothérapeute. Il est auteur de nombreux livres sur les psychothérapies, les états modifés de conscience, les expériences autour de la mort, et collabore régulièrement avec l’INREES. Marie-Odile Riffard est psychologue clinicienne et psychothérapeute.470/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2505191920001
CHANTS D'ADIEUAprès la disparition soudaine de son fils, mort d'un arrêt cardiaque provoqué par une maladie non diagnostiquée, Denise Riley s'adresse aux trois registres du chant, du récit et de la théorie pour questionner sous trois angles l'expérience du deuil parental. C'est d'abord, dans l'ensemble de poèmes « A Part Song » (extrait du recueil Say Something Back), qu'elle construit un chant polyphonique et brisé qui fait entendre le sens désormais incertain de son existence. Puis, dans la première partie de Time Lived, Without its Flow, elle fait le récit presque quotidien de ce deuil, nous faisant vivre autant la temporalité immobile qui le caractérise, confrontant le langage aux limites du dicible. Enfin, la seconde partie de Time Lived, Without its Flow tente de circonscrire et de penser, par les moyens de la théorie, cette expérience particulière du temps. Au final, un triptyque bouleversant sur le deuil, la douleur, l'absence et le sens de l'existence.
Traduit de l'anglais par Guillaume Condello770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501191920002