Les premières formes de religion apparaissent dans les plus anciennes communautés humaines, autour du culte des morts, de la crainte de l’inexpliqué et de l’intuition première d’une immanence du sacre, invisible et omniprésent... Et, depuis cette aube mal connue, elles ont évolue au gré des mouvements du temps et de l’histoire humaine, jusqu’à parfois se confondre avec elle.
Pour comprendre ce qu’on appelle aujourd’hui le phénomène religieux, il est alors nécessaire de remonter aux origines de chacune des religions pour en retrouver l’essence première.
Cette approche historique explore dans leurs traits distinctifs, dans leur distance ou leur proximité mutuelle, cas par cas, les systèmes religieux d’hier et d’aujourd’hui.
Mais comprendre les religions, c’est aussi réfléchir a la manière dont elles s’inscrivent dans notre monde contemporain ... Dans certains pays, la religion est omniprésente et parfois imposée au nom d’un impératif national ou culturel ; dans d’autres, elle est menacée ou quasi proscrite ; ailleurs enfin, entre le phénomène de sécularisation et un certain retour du sacre, elle s’exprime dans le contexte du pluralisme et du dialogue.
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Parce que le mot Dieu désigne la réalité mystérieuse que les hommes cherchent a tâtons depuis les origines, c’est autour des figures divines – créateurs, démiurges, ancêtres, fétiches – que les croyants ritualisent leur expérience spirituelle. Qu’en est-il alors des relations entre Dieu, les dieux, le divin et les hommes ?
Les religions ne possèdent pas toutes des écritures (avec une majuscule), un livre qui serait le Livre, lieu d’une vérité révélée. Si la plupart d’entre elles sont néanmoins dotées d’écrits particuliers, les usages qu’elles font de ceux-ci ne revêtent pas les mêmes fonctions. écritures et traditions étudie comment l’écrit organise le discours et le savoir religieux, qu’il s’agisse de récits mythiques, de simples codes liturgiques ou d’un véritable canon scripturaire. Et s’interroge également sur les traditions uniquement orales : que signifie alors l’absence d’écriture ?
Peut-on concevoir une pratique religieuse indépendante de toute structure, de toute forme d’autorité, de toute inscription de pouvoir ? Même si l’étude des religions atteste parfois de contestations et de refus a l’égard des dogmes ou des clergés, et même si la pratique personnelle demeure l’essentiel de l’expérience religieuse, l’identité d’une religion semble impensable en dehors d’une réglementation, fut-elle minimale, des principes et des taches, des croyances et des fonctions. Organisation, règles et pouvoirs présente cet aspect essentiel de toute religion qu’est sa structure institutionnelle.
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Qu’elles soient codifiées ou improvisées, les pratiques religieuses permettent aux fidèles d’exprimer leur foi et leur relation au sacre. L’oralité (récitation, prière, invocation, sermon, etc.) ou le corps (pèlerinage, procession, purification, etc.) sont autant de moyens d’entretenir le lien de l’homme avec le divin, qu’il s’agisse de rituels collectifs (fêtes, cérémonies, etc.) ou intimes (méditation, recueillement, confessions, etc.).
On s’attachera ici a observer les pratiques des différents groupes religieux dans leurs traits distinctifs : gestes, paroles, objets, techniques, espaces et lieux de culte...
Mais, si la religion revêt une dimension technique et sociale, il importe toutefois de ne pas oublier le point de vue des hommes qui accomplissent les gestes, prononcent les paroles, mettent en oeuvre les règles du culte, et pour qui l’expérience spirituelle implique soit une conscience, soit plus simplement une attitude personnelle.
Nous avons a nous demander sans cesse non pas seulement quels ont été les rites, quelles ont été les doctrines, quelles ont été les institutions, mais également quelle en a été la valeur religieuse... pour ceux qui les ont acceptes et pratiques, parce que, dans leur temps, dans leur milieu, dans les conditions ou ils vivaient, ils y ont trouve la satisfaction dont ils avaient besoin.
Jean Reville, Lecon d’ouverture au Collège de France, 1907
CARESSER LE VELOURS600/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193880
LE DERNIER PARADISNew York, années 1930. Renvoyé parce que juif de l’usine Ford où il travaillait, Jack Beilis retourne habiter chez son père, Solomon, alcoolique et endetté. Sans travail et sans argent, ils ne parviennent pas à payer le loyer au propriétaire, Lukas Kowalski. Un soir, alors que celui-ci débarque avec deux hommes de main, un coup de feu part et Kowalski s’effondre. Persuadé qu’il va être accusé de meurtre, Jack veut fuir le pays. Il s’embarque avec son ami Andrew, militant communiste de la première heure, pour le « paradis des travailleurs ». Des États-Unis de la Grande Dépression aux steppes enneigées de l’Union soviétique, Antonio Garrido aborde un pan méconnu et captivant de l’histoire de ces deux pays que tout opposait : l’émigration de travailleurs américains plongés dans la misère vers cette terre de la grande promesse qui leur faisait miroiter le « dernier paradis ».550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193838
LA LEGENDE DU TOUR DE FRANCEC'était en 1903, et la bicyclette, moyen de locomotion tout à la fois des humbles et de monsieur le curé, des mieux nantis également, cette bicyclette encore très imparfaite mais néanmoins robuste et gagneuse de temps, passait délibérément de l'utilitaire à la compétition. Elle offrait à l'homme un support nouveau dans le dépassement de soi-même, en un temps où le sport embryonnaire se tournait vers le grandiose en sorte de frapper les esprits. Il y aura de cela bientôt un siècle et le Tour de France devenu institution nationale, puis événement mondial, continue à produire chaque année ses images fortes, témoignages d'une épopée tantôt fantastique, parfois tragique et certains jours cocasse, qui n'en finit pas de se renouveler. C'est le témoignage de ces grands moments que nous vous livrons ici. (Pierre Chany)1,770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193601
MONSIEUR SCHUBERTCeci n'est pas un roman, mais un récit, une chose vraie. "Monsieur Schubert", c'est le dernier jour de la vie d'un petit comptable. Ce jour est le 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin. Monsieur Schubert "vit, travaille, une étrange machine au-dessus de la tête qui tape, sans bruit, et retape, le tasse, implacable. Aussi chaque soir rentre-t-il un peu plus tapé, tassé, rapetissé que la veille". A sa façon il assume et exprime ce qui ronge notre monde et creuse une litière à la mort : l'ennui. Monsieur Schubert à sa manière est un juste, mais un juste sans éclat, un pauvre, un petit juste ordinaire, mais perverti, broyé par ce regard d'une cruauté somme toute énigmatique mais profonde que jettent sur lui tous les collègues, tous les beaux-frères du monde, tous les pions mécaniques de l'abjection commerciale. C'est l'histoire d'un de ces petits hommes gris que la vie sociale a dénaturés jusqu'à les métamorphoser en ces blattes que les murs des villes laissent courir le soir le long de leur grisaille jusqu'à leur anéantissement, symbole de la déroute d'une époque où les plus intelligents, les plus cultivés, les plus puissants, les plus riches sont éduqués à n'utiliser leurs atouts que pour appauvrir et humilier ceux qui ne les possèdent pas. Jusqu'à les tuer.860/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193599